A la suite des résultats alarmistes du Parti Socialiste aux dernières élections européennes, il etait important d'ouvrir le blog sur des paroles de militants, des réactions des uns et des autres, car on sent bien une poussée épidermique de la base qui a de plus en plus de mal à comprendre ses dirigeants.
Il est evident, comme d'habitude, que ces reflexions de militants servent aussi de laboratoire d'idees, idée premiere de l'existence des sites Désirs d'Avenir. Meme si la methode Coué à pour principe de tout positiver, à un moment donné il faut savoir ouvrir les yeux et faire preuve de réalisme.
La presse en général et les blogs ou sites au niveau national ont relayé amplement le désavoeux des militants, l'échec du PS et une morte lente du parti annoncée.
Aussi notre blog se contentera modestement de recueillir des réactions plus locales.
Certains commentaires étant vraiment interressant mais trés ou trop long, un résumé synthétique vous sera proposé
Merci d'avance
Si vous souhaitez aussi réagir, envoyer votre "analyse" (courte) par mail à Aït ou Antoine ou plus simplement ajouter votre commentaire à cet article.
Le moderateur du site se réserve le droit d'effacer tout propos qui ne ne correspond pas à l'ethique du blog
A vous la parole !
(dans l'ordre chronologique des temoignages)
> Un militant
Bonjour
La défaite etait prévisible;
la direction du PS n'a pas eu un discours de concilier les lignes politiques contradictoires et de choisir la méthode
bureaucratique pour constituer les listes.
Le PS doit se ressaisir en proposant une clarification de ligne politique.
Il souffre de la crise de la sociale democratie.
Le PS est mal adapte à la societe française sous la cinquieme republique.
LE PS est coupé de plusieurs electorats depuis 2002.
La difficulte sera de constituer des listes regionales avec les verts.
Le socialisme classique craque dans les regions NORD EST et CENTRE,
egalement le socialisme moderne dans les regions de la façade ouest connait une perte d electeurs au detriment de la droite .
Cela passe par un changement de methode gouvernancedu PS.
Le parti de l'appareil a échoué : le changement est urgent.
D abord de definir des primaires pour regrouper les gauches ecolo front gauche
cette designation sera difficile avec la direction du PS.
La reunion du conseil national demain soir doit changer de cap mais il me parait difficile en raison de la maniere de l election de M AUBRY
Bien amicalement
D
> Entendu partout ou l'on peut entendre...
(en vrac et évolutif selon les lieux, les rencontres etc...)
Le congrés de reims, ses guerres de motions, et un ecart de voix minimum, çà passe pas
Sarko qui récupère des gens de gauche pour des portefeuilles, çà passe pas
Finalement si les gens n'ont pas voté PS, c'est pour sa tricherie, son manque de confiance
Le PS est incapable de se rénover, la jeune génération a du mal à être representé dans les instances dirigeantes.
C'est un parti d'élus, de notables, de cumulards.... (maires, députés sénateurs, présidents,...)
On paye les divisions et il ne faut pas s'etonner de ce vote sanction
Le PS a des difficultés conjoncturelles...
Les militants sont de plus en plus lassés
Les individualités priment toujours sur le collectif
La gauche est dispersée (ps, front de gauche, npa verts etc...)
Il faut exiger la demission de Martine Aubry
Les militants ne sont là que pour les elections (petites mains pour les campagnes electorales). Autrement il est difficile de se faire entendre
Y'a un probleme de democratie interne
Je ne m'y retrouve plus dans ce parti
Avant il y avait une opposition, maintenant il y a une interrogation
...
> Contribution d'une militante
A propos de l’abstention :
1/ Ne pas attaquer les hommes, mais les idées et les actes (cf loi Hadopi, et, à contrario, la réaction bien trop tardive au passage en catimini des décrets qui attaquent les lois de 1905 sur la laïcité).
2/ Changer le nom du Parti. Le seul terme de « parti » fait fuir les 31% qui n’ont pas voté pour « manifester leur mécontentement à l’égard des partis » (Le Monde du 9 juin 2009)
A propos des propositions – à faire immédiatement, pas dans 6 mois ! –
1/ Sur le plan de la vie politique stricto sensu :
Pas de cumul
Pas plus de deux mandats consécutifs.
Un statut de l’élu – pour que la politique ne devienne pas un métier –
2/ Sur le plan économico-financier :
Suppression du bouclier fiscal.
Impôt sur le revenu prélevé à la source pour tous, même si ça ne fait que quelques €.
Mise à plat des taxes foncières et d’habitation.
Péréquations transparentes état/régions et régions/régions.
Contrôle sérieux des banques (on est reparti pour un tour… !)
Et des entreprises subventionnées (cf Ségolène en Poitou-Charente)
A propos des alliances :
Dire clairement qu’on ne transigera pas sur :
Les libertés
La laïcité
La fraternité
Mais que les alliances seront des Pacs, pas des mariages.
Fuir la « langue de bois » (en particulier celle du NPA et du Front de Gauche !)
Sinon je dirais volontiers à Ségolène (la seule qui peut nous sortir de là) :
Tu n’es pas le commandant du navire donc : Quitte le rafiot avant qu’il coule !
Et vive le MAJ (Mouvement pour un Avenir Juste)
ou le mouvement LEF (Liberté, Égalité, Fraternité) ! ! !
Amitiés
M
> Réflexion d'une militante
Remettre sans plus tarder ce qu'avait initié Ségolène en2007 : blog, réunion participative, élargir la réflexion de
la gauche socialiste (et pas uniquement) aux sympathisants, syndicats, mouvement d'idées, occuper le terrain en quelque sorte avec ceux qui partagent nos convictions mais qui n'ont pas forcément envie d'adhérer (pour l'instant ) au PS.
Arrêtons aussi de mépriser ceux qui sont venus au parti avec les cartes à 20 euros.
Ce n'est pas le problème. Ces gens sont venus parce qu'ils avaient envie d'exprimer quelquechose, de participer à un projet. On leur a cloué le bec parce qu'ils ne faisaient pas de la politique depuis longtemps.
Et du reste, que veut dire "faire de la politique" ?
En 2007, il est clair que Ségolène avait initié ce mouvement rassembleur et il est dommage qu'à l'issue de cette défaite
à la présidentielle, ce mouvement fut casser par les apparatchiks du parti (avec la complicité des journalistes) qui ne veulent rien remettre en cause et surtout pas leur pouvoir et leur fonctionnement lourd.
il est clair qu'il faut aller plus vers les autres et pas uniquement pour serrer des paluches, il faut parler, écouter, entendre, analyser, inciter à s'investir.
Bref du travail de militants quel que soit le "statut" occupé au PS de la rue de Solferino, palais Bourbon, Sénat, mairies,
conseils généraux, régionaux et simples (mais vrais ) militants d'une section, d'une association, syndicats ou autres.
Bon je tourne en rond mais tous ceux qui interviennent dans les médias ces derniers jours ne semblent pas honnêtes dans leur conviction parce qu'ils sont avides de pouvoir et on sait que l'envie de pouvoir pour le pouvoir provoque un
discours et des alliances improbables qui sont renversées au premier coup de vent. t'as qu'à voir Montebourg, une vraie girouette pour ne citer que lui.
On passe vraiment pour des cons !
N
> AGIR pour la refondation dès le CF du 150609 - La solution est simple
Éric - Adhérant de la section de Varennes-Vauzelles-Nièvre
Bonjour à toutes et tous,
Depuis le dimanche 7 juin au soir, comme la plupart d'entre nous, je me pose de nombreuses questions.
La question qui me revient sans cesse = "Que
pouvons nous faire, nous simples adhérents, pour obliger le PS à se rénover ?"
Et puis une idée simple m'est venue ! La solution est si simple !!!
Le diagnostic est partagé par tous = "La gauche est trop divisée" - Le traitement est connu de tous = "La gauche doit se rassembler"
Alors plus de blabla..., plus de discours ... Des actes, rien que des actes ... L'union fait la force !!
Je dis donc tout haut et appelle tous les adhérents de base à le dire aussi tout haut
:
" Je
ne militerai et voterai socialiste aux régionales de 2010 que si le PS nous présente des listes communes avec un profond renouvellement : Socialistes/Ecologistes (Verts ou Europe-Ecologie) / et
si possible Front de gauche !"
Pas une liste commune hégémonique exigeant des
ralliements, mais une liste issue d'un véritable désir unitaire (reconnaissant
l'autre pour ce qu'il est réellement) et laissant donc leur vraie place à nos partenaire (même
la première) !
Je ne soutiendrai et ne voterai plus pour une liste autonome du PS !!
Un des rares témoins visibles pour les électeurs d'une rénovation réelle et profonde est notre rapport à l'autre (à nos partenaires et à la société civile) et le renouvellement important de nos élus.
Des listes communes seront donc la traduction d'une profonde refondation !
Une union réelle avec les écologistes sera le témoin tangible d'un parti socialiste enfin résolument écologique !
Cela sera aussi le début de la refondation de la gauche autour d'un projet écologique et social de transformation de la civilisation, sur nos valeurs de solidarité et de partage, qui peut seul fédérer la gauche.
Soyons convaincu que le mouvement auquel nous avons assisté le 7 juin 2009 est le début de la prise de conscience des enjeux écologiques par la société civile. J'invite le PS, notre parti, à retirer des oeillères !
Il est inconcevable que nous allions, encore une fois, divisés aux prochaines élections face à une droite unie, nous finirions par nous ridiculiser de façon dramatique (cela risque de se finir comme à l'élection présidentielle de 1969, un score pour le PS < 10%) !
Amitiés Socialistes et écologiques !
Éric - Adhérant de la section de Varennes-Vauzelles-Nièvre
Membre du Pôle Ecologique de PS
(Mandataire 58 de la MOTION B : "Face à l'urgence écologique et sociale, pour un parti socialiste résolument écologique")
> Denis INDRACT - Section de Nevers
Mail adréssé à l'attention des députés socialistes,
Mail adréssé à l'attention des sénateurs socialites,
Mail adréssé à l'attention des secrétaires fédéraux,
Les élections européennes du 7 juin, en France ou dans les autres pays, doivent nous obliger à revoir complètement notre façon de parler de l’Europe dans notre parti et au sein du PSE.
Dans toute l’Europe, la droite – qui gouverne déjà 21 états sur 27 – a renforcé sa domination sur le parlement européen.
Si 91 députés sont encore classés « autres » par le parlement européen, ce dernier sera encore dominé par le PPE (conservateur) avec 265 députés sur 736, quasiment le même pourcentage que pour la session 2004/2009 soit 37%.
Si le second groupe reste celui du PSE, nous passons à 162 élus (de 27,5 % en 2004 à 22 % en 2009). C'est donc une gifle pour la gauche de gouvernement en Europe.
Qu'elle soit dans la majorité ou dans l’opposition, le constat est que les électeurs européens ne nous considèrent pas capable d'apporter des réponses ou des solutions, notamment par rapport à la crise. Enfin, la gauche radicale ne fait pas non plus la percée espérée (cf Allemagne et France).
Ce qu’il nous faut suivre à présent est bien évidemment la désignation du Président de la Commission mais aussi être vigilant quant à la constitution des groupes ainsi que pour la désignation du président du Parlement européen et celle concernant le président du groupe PSE.
Pour rappel, si la victoire de la droite devrait normalement conforter l’avantage pour Barroso (candidat officiel depuis lundi et soutenu par l’ensemble du
Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement), il nous faut élus, militants, sympathisants – tous ensemble – rester vigilants et actifs sur ce qui se passera dans les jours à venir.
En effet, avec les règles qui existent actuellement, il lui faut simplement une majorité de présents au Parlement européen. Or, si le traité de Lisbonne est mis en place, il sera nécessaire
pour être désigné président de la Commission d’obtenir la majorité absolue des parlementaires européens, soit 369 voix. Et là, ce sera moins évident si l’on regarde les rapports de
force.
Avec le seul soutien du PPE, Barroso aura besoin de 102 voix supplémentaires. Vers qui se tourner, quelles alliances pour être élu ou battu ?
Si l’apport des Libéraux (80 sièges) de Watson (qui souhaite être président du Parlement européen) semble déjà acquis, il est nécessaire d’obtenir le soutien d’une troisième force. Les Verts sont fermement opposés au président sortant tout comme la gauche radicale et les députés eurosceptiques devraient voter contre lui afin de bloquer l’Union… La gauche venant de recevoir une bonne gifle, on ne peut pas accepter la reconduction de Barroso avec les voix de nos députés PSE.
En effet, ce type de "compromission est possible" si le PSE souhaite obtenir des vice-présidences. Ceci serait dramatique et renforcerait encore une fois l'idée que la "gauche et la droite, c'est pareil", ce qui aura pour conséquence de renforcer les critiques à notre égard.
Aussi, militants du Parti Socialiste Français et de facto adhérents au PSE, nous devons affirmer haut et fort que la reconduction de Barroso est inconcevable et que toute compromission avec la droite et les libéraux européens est - à partir de maintenant - impossible !
Ceci nous amèbe à la question de la stratégie du PS avec le PSE.
Deux axes sont possibles avec d’un coté le Parti Socialiste Français et de l’autre le Parti Socialiste Européen.
Sachant que le PSE – sous la présidence de M. Schultz – essaie de rapatrier les démocrates italiens pour compenser les pertes de dimanche, il nous faut se poser la question, militants français du PS, si cela vaut encore le coup de suivre le Labour anglais, les sociaux-démocrates des pays du Nord avec lesquels nous avons des visions opposées sur l’Europe sociale ?
Avec 31 députés PS entre 2004 et 2009, nous avions effectivement du mal à imposer notre point de vue (sans compter que ceux qui avaient le plus de poids ne sont plus là…). Avec 14 aujourd’hui et pour les cinq ans à venir, ça s’annonce plus compliqué encore.
Néanmoins, malgré cette réduction de nos forces, la déconfiture des sociaux-démocrates dans toute l’Europe doit nous permettre aujourd'hui de mieux défendre certaines de nos orientations ou un "socialisme à la française" auprès de nos partenaires.
Comment ? En créant des liens entre militants, élus, sympathisants de chaque parti affilié au PSE dès aujourd’hui.
La première démarche consiste déjà à renforcer les connaissances de chacun d’entre nous (militants, élus, sympathisants, sections, fédérations) sur le fonctionnement actuel de l’UE. Cette première démarche est nécessaire et obligatoire pour comprendre clairement ce qui est possible de proposer en tant que socialistes européens pour nos 498 millions de concitoyens.
La seconde démarche est que le PSE propose et coordonne des rencontres régulières entre militants des 27 pays européens avec :
1 / la mise en place d’une université d’été européenne du PSE dans laquelle nous pourrions tous nous retrouver et échanger. Ce moment permettra pour tous militants de discuter, d’échanger, de confronter nos points de divergences sur toutes thématiques. Ces échanges permettraient de dégager des lignes de convergence européenne sur lesquelles appuyer ensuite nos projets (qu’ils soient locaux, nationaux ou européens).
Ce moment phare de démocratie et d’échange entre militants socialistes européens doit s’accompagner de rencontres, d’échanges, de visites régulières aux niveaux locaux ou fédéraux.
2 / en lien avec les partis nationaux, faire que chaque fédération s’engage à mettre en place au moins une fois par an une rencontre entre ses militants et ceux d’au moins trois délégations de pays européens. Des ressources financières existent à travers, un, nos députés européens et, deux, les appels à projets de la Commission.
La deuxième démarche parallèle est de donner de la consistance au Parti Socialiste Européen, débutée avec le Manifesto.
Une première proposition serait que, dans chaque état européen, le nom du parti affilié au PSE devienne simplement : Parti Socialiste Européen ((ou Europe Socialiste ?). Il importe que, pour la prochaine échéance, nous proposions une vision socialiste européenne mieux préparée fruit, non pas de points communs nationaux mais bel et bien d'un projet préparé et porté du sympathisant à l’eurodéputé au profit de l'ensemble de nos concitoyens européens.
Une seconde proposition pour démontrer la force démocratique du socialisme européen avec le PSE est que l’ensemble des militants européens socialistes votent leur président(e) du PSE au Parlement européen.
Une troisième proposition est que les 27 partis socialistes aient à leur tête comme leader un-e député-e européen-ne.
Actuellement, c’est plutôt le chemin inverse effectué, on se repli sur un mandat européen quant on a perdu dans son pays, dans l’espoir de retrouver très vite un mandat national…
Une troisième proposition, déjà proposée en France, est qu’en 2014 les listes du PSE (quelle que soit le mode électif) comportent au moins ¾ de candidat-e-s provenant des 26 autres pays, ce qui chez nous permettrait de résoudre en partie le conflit interne sur la « régionalisation » des candidats)
Une quatrième proposition, notamment en France, est que dans le magazine des socialistes soient présents régulièrement des articles sur les autres pays européens et leurs fonctionnements, leurs histoires avec les avis de nos partenaires socialistes.
Dans tous les cas, ces propositions – à débattre, à améliorer, à critiquer – permettront de travailler et d'abonder le programme des socialistes français pour 2012.
Parce que les craintes des français sont les mêmes que celles de nos concitoyens européens de Lisbonne à Riga, de Nicosie à Edimbourg ou de La Valette à Stockholm,
Parce que le Parti Socialiste Européen doit fixer les grandes lignes (travail, fiscalité, éducation, sécurité, élargissement, etc.) d’une vision socialiste de l’Europe et que les structures nationales puiser dans ces grandes orientations pour – du local au national – définir leurs programmes électifs,
Parce que, si en l’état, l’Union européenne ne peut répondre seule à toutes nos interrogations, elle est l’unique avenir politique possible entre nos états européens étriqués et les géants continentaux existants ou en devenir.
Amitiés socialistes à toutes et tous
Denis INDRACT
Section de Nevers
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