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  • : 27/04/2006
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  • : Blog du comité local Désirs d'Avenir 58 à NEVERS rene.inconnu@wanadoo.fr
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Comité Local de Nevers (58)

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Par Comité DA 58 - Publié dans : La vie de DA58 - Communauté : Désirs d'avenir
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Samedi 21 novembre 2009
Presque jour pour jour, ce jeudi, à l'occasion de la soirée du beaujolais nouveau, nous nous réunissions autour d'une bonne table pour commenter l'actualité, envisager les régionales de2010 et réfléchir à une nouvelle organisation de notre comité local (fréquence, jour et lieu à redéfinir), lorsqu'un adhérent nous rappelait que ce même jeudi en 2006, nous fêtions l'investiture de notre candidate Ségolène Royal aux élections présidentielles de 2007...
Alors joyeux anniversaire et que se poursuive le laboratoire d'idée Désirs d'Avenir qui localement, retrouve un certain engouement par la presence des nombreuses personnes venues au rendez-vous.
Merci à tous
Par Comité DA 58 - Publié dans : La vie de DA58 - Communauté : Désirs d'avenir
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Jeudi 29 octobre 2009
L'Université Populaire et Participative sur le Travail, à eu lieu ce mercredi 28 octobre à la Mairie du 4eme arrondissement de Paris. Le thème de cette soirée était "Souffrance au travail, salaires bridés, chômage explosif : les salariés peuvent-ils encore croire en la valeur ?"
Ségolène Royal et Gaetan Gorce, député PS de la Nièvre et maire de La Charité-sur-Loire animaient le débat.


Retrouvez le discours de Gaetan Gorce ci-dessous ou sur son blog

 

Chers Amis,

Nous l’avons vu tout au long de cette soirée, la situation dramatique que connait France Telecom est symptomatique d’un phénomène ancien : le travail est en crise. Ce malaise n’est pas le produit d’une prétendue réserve des Français à l’égard du travail ou de l’effort, contrairement à ce que l’on a voulu nous faire croire. Au contraire, les Français sont, de tous les salariés européens, ceux qui sont le plus attachés au travail, qui accordent le plus d’importance à la valeur du travail ; en revanche, ils sont aussi ceux qui expriment la plus grande insatisfaction au travail. La raison doit en être recherchée dans la course à la productivité dans laquelle sont engagées nos entreprises. Cette course est à l’origine d’une bonne part des maux que nous devons affronter. Non qu’elle soit contestable par elle-même au regard des enjeux de la compétition mondiale. Mais, parce qu’elle entraîne des conséquences redoutables. À cet égard, le chômage est tout aussi bien une illustration de ce malaise qui fait porter la totalité de l’effort sur les 30/50 ans, plutôt que de favoriser par l’insertion professionnelle et la formation, la productivité globale de la population. La conséquence, c’est aussi la persistance d’un haut niveau d’accidents du travail, le développement des maladies professionnelles, l’accroissement de la pénibilité. Qu’il me soit à cet égard permis de rappeler que ce malaise du travail n’est pas seulement psychologique : la pénibilité physique augmente également, contrairement à ce que l’on voudrait laisser croire. Ainsi, le nombre d'accidents du travail entraînant une incapacité est de plus de 1000 par jour ! Le Gouvernement porte dans cette évolution, et le Président de la République en particulier, une grande responsabilité puisqu’il a abordé le travail à l’envers, considérant que celui-ci ne devait être vu que d’un point de vue strictement individuel, à l’écart de toute approche collective. Il a surtout voulu encourager les heures supplémentaires, ce qui est une erreur économique en période de crise, mais, ce qui l’est aussi et surtout du point de vue humain et social que nous avons aujourd’hui à examiner.

 

1) Comment en est-on arrivé là ?

Trois raisons expliquent cette évolution :

  • La première, c’est que l’on a de manière totalement artificielle, tout au long de ces vingt à trente dernières années, séparé, arbitrairement sous couvert de lutte contre le chômage, l’emploi et le travail. On a voulu distinguer les deux, faisant de nos politiques, d’abord des politiques de l’emploi. À bien y regarder, toutes les politiques mises en place depuis la première crise des années 70, ont eu pour seul objet d’essayer de créer ou de préserver de l’emploi. C’est sous cette forme qu’ont été mises en place les politiques d’exonération des cotisations sociales, mais aussi celles de réduction du temps de travail.

Je veux insister aujourd’hui sur ce point qu’il est absurde de séparer l’un de l’autre. l’une des urgences qu’il nous faut assumer est bien au contraire de mettre un terme à cette situation et de réunifier politique du travail et politique de l’emploi. Le plus malheureux exemple de cette séparation est sans doute la création d’un secrétariat à l’emploi dans le Gouvernement actuel, rattaché au Ministère de l’Economie avec le Ministère du Travail qui en est totalement distinct, à la fois géographiquement et sur le plan du fonctionnement. Comment, en effet, séparer politique de l’emploi et politique du travail ? La réduction du temps de travail ne peut ainsi être pensée indépendamment des questions d’organisation du travail. Et les politiques de formation ne peuvent être examinées sans mesurer leur incidence sur la capacité et l’employabilité des salariés et sur les opportunités d’emploi qui peuvent se présenter.

 

  • La seconde raison concerne les rapports entre l'individualisme et le collectif et le déséquilibre qui s'est opéré au détriment du second. Cette évolution était lourde de dangers :

 

  • Tout d’abord, c’était prendre le risque d’encourager des aspirations individuelles, sans pouvoir les satisfaire. C'est-à-dire, alimenter une frustration par rapport au travail. Si l’individualisation des salaires, des horaires, des tâches est une réalité, elle s’accompagne rarement d’une promotion professionnelle dont elle pourrait être la conséquence. Celle-ci est au contraire bloquée, piégée et ce n’est pas un des moindres problèmes de notre société. Il en va de même pour le pouvoir d’achat.

  • Ensuite, séparer l’individuel du collectif, c’était se priver des moyens de faire progresser les choses. Il faut au contraire réintroduire la négociation sociale dans ces domaines et de manière active. Il s’agit désormais moins de garantir des droits collectifs que de garantir collectivement les droits individuels qui ne doivent cesser de progresser : droit au repos hebdomadaire, droit à une vie familiale normale, droit à l’organisation de son temps.

 

  • La troisième cause de la situation que nous décrivons et cela a été bien nalysée par Thomas Philippon, c’est enfin, la persistance en France des méthodes de management qui sont totalement décalées par rapport aux besoins de notre économie. Cet effort de productivité s’est accompagné du maintien du mode de management archaïque, fondé sur des hiérarchies éloignées du terrain, sur un capitalisme que Philippon n’a pas hésité à qualifier « d'héritiers » qui accroit la pression sur les salariés par une approche technique et verticale plutôt que par par le dialogue social. Ainsi 65% des entreprises cotées en France sont elles placées sous contrôle familial, en particulier dans les industries à forte densité de main d'oeuvre, le plus souvent au détriment d'un management professionnel. Il en résulte un déficit de collégialité, des rigidités dans l'organisation et un frein à la croissance et au développement.

 

2) Qu'est-ce que cela coûte ?

Cher ! Tant d'un point de vue social et humain qu'économique. Cette situation est en effet d'autant plus préoccupante qu'elle est en contradiction avec les objectifs affichés des entreprises : alors qu'elles attendent de leurs salariés de plus en plus d'engagement, de motivation, de savoir faire, elles ne leur offrent en contrepartie que la stagnation du pouvoir d'achat, la précarité de l'emploi, l'absence de perspective professionnelle.

Les accidents du travail ne reculent pas, les maladies professionnelles progressent. Ce blocage coûte cher : le coût des accidents du travail et des maladies professionnelles a été estimé à 3% du PIB. Mais il affaiblit plus globalement la dépression économique.

 

3) Quelles sont alors les pistes à suivre pour sortir de cette situation ?

  • La première, c'est de jouer la transparence pour faire la vérité sur la réalité de la vie au travail : les statistiques sur les accidents du travail doivent être rendues publiques par branches et par entreprises pour susciter la réflexion et le débat.

  • La deuxième, c’est de remettre la question de l’organisation du travail au cœur des négociations sociales. Il ne peut y avoir d’amélioration de la situation des salariés au travail, aussi bien en termes de stress que d’accidents du travail, si cette question de l’organisation ne redevient pas un sujet central de la négociation sociale. Il lui faut là une volonté qui fait aujourd’hui défaut, on le voit bien sur la question du stress. C'est dans cette optique qu'il faudrait réorienter et relancer la négociation sur la GPEC. C'est aussi par ce moyen que l'on pourra mettre en place une vraie politique des âges au travail.

  • Ensuite, réformer notre système d'assurance « accidents du travail ». Les entreprises paient au coût réel au-delà de 200 salariés, ce qui les conduit à multiplier les sous-déclarations et à faire appel à la sous-traitance; Elles n'ont par ailleurs le bénéfice de leurs efforts de prévention qu'au terme de trois ans. C'est pourtant cette logique qu'il faut privilégier

  • Enfin, revoir en profondeur nos modes de management en favorisant l’émergence de nouveaux droits de négociation, c’est à une nouvelle génération de lois Auroux qu'il faut songer qui permettrait effectivement d’introduire soit dans le cadre de l’entreprise, soit dans le cadre de la branche, soit dans le cadre territorial, les éléments d’une négociation qui permettent aux acteurs sociaux de reprendre en main ces questions.


Par Comité DA 58 - Publié dans : La vie de DA58 - Communauté : Désirs d'avenir
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Vendredi 16 octobre 2009
1 428 milliars d'euros
soit 9397 065 960 000 Francs ! ! !

C'est le chiffre tres tendance du moment
c'est le chiffre de la dette publique de La France



Si la dette est vertigineuse,
le deficit, lui, est abyssal !




Source : lemonde.fr du 30.09.09
La dette publique de la France a augmenté de 61,1 milliards d'euros au deuxième trimestre 2009 pour atteindre le nouveau record de 1 428 milliards, soit 73,9 % du produit intérieur brut (PIB), selon les données publiées mercredi par l'Insee.

Ce pourcentage représente une hausse de 3,5 points par rapport à la fin du premier trimestre, quand la dette brute au sens de Maastricht s'élevait à 1 366,9 milliards d'euros ou 70,5 % du PIB. Sous l'effet du creusement du déficit budgtaire et des mesures de relance, la dette de l'Etat a augmenté de 54,6 milliards d'euros au deuxième trimestre pour s'élever à 1 135,4 milliards, précise l'Insee dans un communiqué.

Outre la dette de l'Etat, la dette publique au sens du traité de Maastricht prend en compte celle des administrations de sécurité sociale (41,7 milliards), des administrations publiques locales (141,1 milliards) et des organismes divers d'administrations centrales (ODAC, 109,8 milliards). La dette des administrations de sécurité sociale s'est creusée de 7,7 milliards d'euros alors que celle des administrations publiques a diminué de 1,7 milliard, un mouvement comparable à celui observé au deuxième trimestre des années précédentes, indique l'Insee.

Les chiffres de la dette de Maastricht au premier trimestre ont été revus en forte baisse du fait du reclassement de la Société de financement de l'économie française (SFEF), jusqu'alors classée en organisme divers d'administration centrale et désormais en dehors du champ des administrations publiques suite à une décision d'Eurostat publiée le 15 juillet.


La version nouvelobs du 02.10.2009
> http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/politique_eco/20090930.OBS3039/tous_les_chiffres_du_budget_2010.html
n'est pas plus rassurante...

Le gouvernement table sur une croissance de 0,75% en 2010 (-2,25% en 2009), selon le projet de budget présenté en conseil des ministres. Les déficits publics atteindront un record: 8,5% du PIB pour 2010, du jamais vu.

C'est un budget 2010 "de sorte de crise" que le gouvernement a présenté mercredi 30 septembre. Le Projet de loi de finance table sur un retour de la croissance l'année prochaine, avec une faible progression du PIB de +0,75% (contre une chute attendue de 2,25% en 2009).

Un déficit public record

- Le budget 2010 prolonge l'effort de relance économique engagé cette année, au prix d'un déficit public record: 8,5% du PIB pour 2010.
- Les recettes fiscales connaissent une chute spectaculaire en raison de la crise (-53 milliards d'euros entre 2008 et 2009). En outre, les politiques publiques de relance coûtent des sommes considérables (39 milliards au total cette année, près de 15 milliards prévus l'an prochain).
- En conséquence, le déficit public s'envole (Etat, sécurité sociale et collectivités locales). Après un bond à 8,2% du PIB en 2009 -du jamais vu-, ce record sera encore battu l'an prochain : 8,5% du PIB.
- Le déficit de l'Etat sera réduit de 141 à 116 milliards, mais les comptes sociaux vont plonger en raison notamment de la baisse des cotisations et de la hausse de l'indemnisation du chômage. Alourdi par le coût de la réforme de la Taxe professionnelle (à hauteur de 0,3% du PIB), le déficit de la France atteindra 8,5% du PIB.
- Un déficit lié à 60% à la crise, assure Le ministre du Budget Eric Woerth, mais qui reste bien au-delà de la limite de 3% autorisée par la Commission européenne.
- Le déficit devrait entamer une baisse à partir de 2011 pour atteindre 5% en 2013, espère le gouvernement.


La dette publique toujours plus lourde

- La progression de la dette publique devrait passer de 77,1% du PIB cette année à 84% l'année prochaine et 91% en 2013.
- Pour 2011, le gouvernement parie sur une nette reprise (+2,5%), qui lui permet de prévoir une réduction des déficits publics dans deux ans, sans pouvoir les stopper.

Stabilité de l'impôt

- Les impôts seront stables, à en croire le gouvernement. Le taux de prélèvements obligatoires se maintiendra à 40,7% du PIB en 2010, comme cette année.

Moins d'emploi

- En matière de chômage, la ministre de l'Economie Christine Lagarde prévient que l'"on n'a pas encore vu le terme" des conséquences de la crise. Après 580.000 destructions d'emplois marchands attendues cette année, le gouvernement table sur 190.000 nouvelles destructions en 2010.
- L'un des principaux postes de dépenses du budget sera la prolongation des mesures de soutien à l'emploi (indemnisation du chômage partiel, contrats de transition professionnelle, etc.).

Et moins de fonctionnaires

- L'emploi des fonctionnaires va lui aussi reculer. Avec le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite, l'Etat supprimera 34.000 postes, dont 16.000 dans la seule Education nationale.

Les entreprises grandes gagnantes

- Les entreprises apparaissent comme les grandes gagnantes du Projet de loi de finance (PLF), avec une reconduction du remboursement accéléré du crédit impôt recherche (2,5 milliards) et surtout la réforme de la taxe professionnelle (TP).
- La suppression de la part de la taxe professionnelle assise sur l'investissement productif représente à elle seule 11,7 milliards d'euros d'allègements fiscaux pour les entreprises en 2010. Un allègement qui sera de 7 milliards en régime de croisière après cette année de transition.


Mais pas les ménages

Les ménages semblent moins favorisés:
- le "verdissement" de certaines mesures fiscales (malus automobile, loi Scellier sur l'investissement locatif, crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt pour l'acquisition d'un logement, etc.) les rendra nettement moins avantageuses.
- ils devront payer l'impôt sur le revenu sur l'intégralité de leurs indemnités de départ en retraite (hors plan social), auparavant partiellement exonérée.
- la taxe carbone (2,55 milliards pour les ménages) devrait en revanche leur être intégralement remboursée, sur une base forfaitaire.

Le pouvoir d'achat progresse moins

- Le pouvoir d'achat devrait moins progresser l'an prochain (+1%) qu'en 2009 (+1,5%). L'inflation devrait, elle, augmenter de 1,2% en 2010 après s'être stabilisée cette année (+0,4%).
- La consommation des ménages devrait légèrement progresser l'an prochain (+0,8%) par rapport à cette année (+0,6%).


L'investissement cesse de reculer

- Après avoir dévissé sous l'effet de la récession économique (-7,9% cette année), l'investissement des entreprises devrait repasser dans le vert (+0,6%) en 2010, selon les prévisions du gouvernement.


Un déficit commercial toujours conséquent

- La France devrait voir son déficit commercial se réduire à 47,6 milliards d'euros en 2009 après 55,5 milliards en 2008. En 2010, il resterait à peu près stable à 47,8 milliards.
Par Comité DA 58 - Communauté : Désirs d'avenir
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Vendredi 16 octobre 2009
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