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Désirs d'avenir 58

Blog du comité de NEVERS créé le 27 avril 2006

Nous sommes un groupe de citoyens nivernais : hommes, femmes, de tous âges et de toutes conditions. Rejoignez son association « Désirs d’avenir », apportez vos idées, vos coups de cœur.

Après la bataille des élections présidentielles, notre combat continue.

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Mercredi 4 juin 2008

Désirs d’avenir 58

Contribution de notre comité pour les 2 premières questions

 

Généralités :

 

1ère remarque = rester le plus innovant possible (voire révolutionnaire dans les esprits), c’est la marque de fabrique de Ségolène Royale.

 

2ème remarque = dans la valeur 5 : afficher que la différence entre la droite et la gauche se retrouve dans la volonté de diminuer les inégalités et du moyen pour y parvenir en particulier la revalorisation des notions de partage et solidarité. La droite ne veut partager que les fruits de la croissance (les nouvelles richesses créées) alors que la gauche veut aller plus loin.

 

3ème remarque = Faire attention à ne pas multiplier les mesures dans un catalogue à la Prévert qui sera intenable dans la pratique… 

Une motion devra être synthétique pour être comprise aussi à l’extérieur du PS, avec quelques grands axes, 7 ou 8 maximum, et une formule simple, facile à retenir, doit être trouvée pour résumer la philosophie du PS.

 

Question 1 :

Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l’opposition et un conformisme économique  au pouvoir : de quelle façon ?

 

Le discours pseudo révolutionnaire dans l’opposition peut être du à l’absence de responsabilité de gestion. Dans l’opposition le PS est généreux dans les dépenses sociales pour répondre à ses aspirations et ses valeurs. Mais il est peu crédible sur les recettes et une fois au pouvoir il se heurte sans préparation aux dures réalités des équilibres budgétaires et des contraintes européennes.

 

Il convient donc de préparer, et s’engager à mettre en œuvre dès l’arrivée au pouvoir, la grande réforme fiscale générale attendue par tous.

Les socialistes doivent être crédibles sur le financement de leurs dépenses.

La réforme fiscale doit être profonde et globale (impôts directs, impôts locaux, fiscalité des entreprises, prélèvements sociaux, impôts indirects …) sur des bases nouvelles (nouveaux critères : écologiques, chiffres d’affaires, diminution sur la main d’œuvre, taxation des entreprises pour l’enseignement professionnel au sein d’un établissement public dirigé par l’Etat mais avec participation des entreprises …).

Il ne faut pas caricaturer tout le « paquet fiscal » certaines mesures sont populaires car tournées vers la classe moyenne modeste (succession entre époux, fixation d’un seuil de taxation à 150 000 € quitte à augmenter les droits après 150 000 € et ne pas multiplier par le nombre d’enfants…).

Ce vaste chantier doit être conduit par des spécialistes (Michel SAPIN, adhérents du MINEFI…) et doit trouver un consensus au sein de tout le PS.

Les dépenses nouvelles doivent donc être toutes gagées sur des recettes ou sur des économies. Le PS doit être clair dans ses économies de dépenses :

- aides aux entreprises ?

- aménagement du territoire ?

- les missions de l’Etat doivent être clairement définies soient supprimées soit assumées correctement. L’exercice de la RGPP dit être fait avant d’arriver au pouvoir (il faut mieux des bonnes délégations de service public bien encadrées qu’un service public mal assuré par l’Etat ...).

La notion d’impôt juste doit être revalorisée par une pédagogie claire et simple de leur destination. Une présentation graphique schématique simple d’un budget socialiste de l’Etat comparé à un budget libéral, pourrait aider à cette pédagogie en étant une référence collective des socialistes.

 

Ne pas pratiquer la politique de l’autruche, mais intégrer les contraintes européennes dans le discours. Elles doivent être analysées dans le détail, exposées aux électeurs lorsque l’on est dans l’opposition et une stratégie claire doit être définie pour être mise en œuvre dès l’arrivée au pouvoir : - se donner les moyens d’une confrontation avec les instances européennes pour modifier ou aménager ces contraintes,

- ou acceptation des contraintes en  expliquant aux français, dès l’opposition et la campagne électorale, les motivations de notre acceptation ou la faiblesse des marges de manœuvre…

 

Il convient d’agir dans l’opposition comme si nous étions au pouvoir avec le même professionnalisme. A chaque critique, il faut ajouter la proposition concrète et détaillée sur le fond et la forme avec le financement précis resitué dans un environnement global en rappelant que ce dernier aurait été modifié par les autres mesures socialistes. Le PS doit s’entourer par un véritable réseau d’experts administratifs et chefs d’entreprises.

Un club de chefs d’entreprises socialistes doit être créé pour élaborer un modèle de l’entreprise citoyenne (alliant équité sociale, respect de l’environnement et performances économiques…), seuls les chefs d’entreprises eux-mêmes sont capables de conduire cette réflexion.

 

Question 2 :

Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ?

 

- La production des richesses doit intégrer des valeurs d’humanisme (respect de l’autre et de l’environnement, la première de nos richesses est l’être humain). Une réflexion sur la rentabilité sociale et écologiste d’une entreprise doit être conduite et orienter les aides qui pourraient continuées d’être accordées à ces entreprises. Une « labellisation » des « entreprises citoyennes » pourrait être envisagée.

 

- La réforme fiscale évoquée dans la question 1 est encore au centre des réflexions. Les richesses crées par les entreprises doivent bénéficier au plus grand nombre et à la collectivité.

La participation des salariés aux bénéfices doit être encouragée mais aussi l’investissement des bénéfices dans des œuvres sociales (réinsertion, recherche, établissements public de santé…) investissement laissé à l’initiative des entreprises elles-mêmes par des déductions fiscales et l’encouragement de la collaboration entre l’Etat et les « entreprises citoyennes ».

Réinventer la notion dite d’économie mixte, non pas avec des entreprises mixtes (moitié privée et moitié publique) mais par une collaboration entre l’Etat et les « entreprises citoyennes » pour améliorer les services publics (cela peu bousculer la gauche « Etatique » mais on a vu où l’étatisme a pu conduire dans ses dérives et les administrations complexes, avec des règles rigides faites pour des missions très régaliennes, ne sont pas des modèles d’efficacité …).

 

- Il faut entamer une réflexion sur la notion de salaire maximum, à ne pas confondre avec la notion de revenus maximum.

Le revenu peut dépendre du comportement des individus, une personne peut dépenser son salaire soit dans les loisirs, soit dans les placements et donc augmenter ses revenus (c’est l’éternelle histoire de « la cigale et la fourmi »)… donc il parait difficile de fixer une notion de revenu maximum.

Par contre le salaire est une rétribution d’un talent, d’une utilité sociale, une reconnaissance de la place d’un individu dans la société…

A ce titre, on se place aussi dans le domaine de la morale et un trop grand écart de salaire est une forme de mépris des petits ou moyens salaires qui ne sont plus reconnus par la société (le professeur, l’infirmière, le médecin de campagne seraient mille fois moins important que les métiers « marchands »…).

La notion de salaire maximum autorisé (SMA) indexé sur le SMIC serait intéressante à explorer en créant un « intérêt commun » entre les plus hauts salaires et les plus bas (par exemple le SMA = 15 ou 20 SMIC, toute augmentation du SMIC entraînerait une augmentation du SMA par contre une stagnation du SMIC impliquerait une stagnation du SMA…).

- Dans le même esprit pourrait être étudié la faisabilité d’une négociation entre les partenaires sociaux d’une grille (par branche ou entreprise) des salaires. Tous les salaires pourraient être indexés sur le SMIC (de 1,01 SMIC à 20 SMIC) ainsi l’inconvénient du tassement des salaires par les augmentations du SMIC disparaîtrait (toute augmentation du SMIC impliquerait une évolution de tous les salaires).

 

par Comité
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Mercredi 4 juin 2008
5  Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit.

La France gouverne son budget (déficitaire d'ailleurs, ce qui est tout simplement honteux) en utilisant depuis 30 ans le chômage comme variable d'ajustement.
30 ans, le problème n'est pas conjoncturel, mais structurel... cela devient un choix de société... un odieux laxisme. On ne parle donc de rémunération du travail que pour les autres.
Et là, une précarisation incessante s'est faite... on n'embauche plus que des bas salaires... on se recentre sur les coeurs de métiers qu'on automatise à bas salaires... on externalise à plus bas salaires encore en mettant à la rue les bas salaires français... on réduit l'encadrement... Bref un effet de ciseau qui réduit l'échelle sociale à peau de chagrin.

Donc 3 à 8 millions de personnes "actifs" n'ont pas de salaire... certains étant indemnisés pour vivre... Quel sera leur retraite ?
Nos footballeurs gagnent... 1000 SMIC par mois... (12000 par an... ) ce qui revient à dire que chacun d'entre eux élimine plus de 900 Smicards... Les moins payés éliminent sûrement une centaine de smicards... Le championnat compte une quarantaine d'équipes professionnelles j'imagine de 25 joueurs au environ... soit 1000 joueurs qui éliminent donc 100 000 salariés en permanence.

C'est pareil pour nos chefs d'entreprises du CAC 40 qui se servent avant de "rationaliser la production"... jusqu'à céder, à cause de leur légèreté, nos entreprises aux étrangers (compter les drapeaux étrangers en Nièvre est édifiant)...

C'est pareil de nos médecins spécialistes cumulards des hôpitaux, du privé et de la politique... qui nourrissent leur capitalisme de la sécurité sociale... (même au PS, j'ai des noms)
sans parler des avocats cumulards de la politique et autres grands commis de l'état dont on n'imagine pas les missions... sans oublier les retraités cumulards.

J'en oublie, mais c'est vrai. Le plus grave dans la constitution de leur fortune, c'est que leur rémunération mensuelle est placée chez des complices... Car de l'autre côté, la rémunération des capitaux qui ne cessent de gonfler est assurée, sans jamais s'arrêter, par des banquiers d'ailleurs bien payés comme tout les métiers qui pompent à la source? en amont des flux.

L'enrichissement peut atteindre 7% du PIB d'un Pays... c'est le mexicain qui a battu Bill GATES au classement des fortunes... derrière se trouvent des milliardaires russes (qui se paient justement des équipes de foot... à partir d'une fortune constituée comment ?) ou des émirats (fortune constituée dans les mêmes conditions)... 

Il n'y a qu'une seule mondialisation : celle des salauds... Nous en avons près de nous !
Ok pour rééquilibrer le rapport de force... mais surtout, par l'élimination des salauds... et qui plus est dans nos rangs socialistes (je rêve !)
Au pire, on peut les empêcher de nuire.

Ce coup de gueule pourra être étayé par des chiffres si besoin était.
par Comité
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Mercredi 4 juin 2008
 

Réponses aux questions 5 et 6

 

Question 5 : Comment rééquilibrer le rapport de force entre travail et capital par une meilleure répartition du profit ?

 

D’abord en définissant légalement ce qu’on entend par profit, et en imposant la transparence du dit profit.

Se livrer au même exercice de transparence en ce qui concerne le travail (quel salaire pour quel travail ? Quelle échelle des salaires ?) et le capital ( quelle est sa provenance ? Quelle est sa part dans la valeur du produit fini ? etc…).

On ne peut pas mettre en place une meilleure répartition sans connaître précisément chacun des éléments du problème.

Et dans le même esprit, définir ce qu’on entend par « meilleure répartition ». La question sous entend soit des salaires plus élevés, soit un intéressement aux résultats, soit des prises de participation du salarié dans le capital, etc…Là aussi il est grand besoin de précision. S’il y a une meilleure répartition du profit, il faut aussi (et peut-être surtout ?) une meilleure répartition des pertes qui pour le moment sont plus rudes pour le salarié (chômage, par exemple) que pour les détenteurs du capital.

Il vaudrait mieux transformer le rapport de force en collaboration efficace. C’est là le vrai sens de la question, et ça ne s’obtiendra pas à coup de « yaka » et de « faut qu’on ». attention aux vieilles lunes socialistes !

 

 

Question 6 : Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s’attaquer aux injustes sociales ?

 

Attention, là aussi, au sens des mots. Certains pourraient comprendre « injustice » comme équivalent d’inégalité, ce qui n’est évidemment pas la même chose.

Posons donc que nous n’avons pas à supprimer les inégalités, mais que nous devons réussir à les réduire, en particulier par l’éducation, le droit au logement, etc…Où se trouvent alors les injustices ?

Là où les inégalités subsistantes (d’éducation, de logement, de salaire, etc…) sont injustifiées. Par exemple lorsque à niveau d’études et fonction égale une femme est payée moins qu’un homme ( ! !ah ah !). Or il me semble qu’il n’y a là, pour le moment, aucune redistribution, passive ou active, bureaucratique ou non.

La plupart, ou du moins, un grand nombre des « injustices » ne sont pas prises en compte et le premier travail devrait être, précisément, de les débusquer. Car il est beaucoup plus difficile de lutter contre une injustice, qui tient souvent aux mentalités, que contre une inégalité, en général bien visible et parfois corrigée par la « redistribution » (cf. supra).

Je propose donc… de changer la question ! Si l’on remplace injustice par inégalité on peut alors imaginer d’autres moyens de correction. La redistribution devrait probablement être le moins monétaire possible (ce qui éviterait, en partie, les aspects bureaucratiques et passifs) et de l’ordre de l’offre « en nature » (au sens large) comme le logement, l’aide éducative, la formation, le soutien aux structures coopératives, etc…

par Comité
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Mercredi 4 juin 2008
 

Question 9 :

Les Etats et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète :

Quel nouveau modèle de développement ?

 

En guise d’introduction : un nécessaire constat lucide !

 

En matière d’écologie et de protection de l’environnement, si l’hypothèse du réchauffement se confirme, 3 voies s’offrent à l’humanité :

-          La première : ne rien faire et continuer comme cela : tout le monde (à l’exception des USA  et du gouvernement Bush) s’accorde pour dire que cette voie n’est plus la bonne car en absence de mesures nous risquons de disparaître. Même les patrons les plus libéraux ne veulent plus prendre le risque de « tuer la poule aux œufs d’or ».

-          La deuxième consiste à simplement adapter nos habitudes et prendre les mesures destinées à éviter la destruction de la planète pour continuer de vivre, tout en poursuivant son « exploitation durable », mais en évitant de modifier en profondeur notre « mode de vie », c’est la voie du grenelle et du développement durable. Tout le monde s’accorde sur cette voie consensuelle car elle convient à tout le monde, aux écologistes qui se sentent enfin écoutés mais aussi à tous les autres qui veulent modifier le moins possible leur mode de vie et notamment l’accroissement de leur confort, de leur richesses, de leur puissance sur la nature qu’ils veulent continuer de maîtriser. Cette voie est, en fait, aussi sans issue car elle est trop tardive et les changements ne seront pas suffisamment profonds pour inverser le rythme exponentiel de destruction de la planète … (mais les plus optimistes diront que c’est mieux que rien et qu’elle nous donnera un peu de répit, sauf que cela retarde l’avènement de  la 3ème voie ci-dessous et peut la rendre ainsi trop tardive).

-          Enfin il existe encore une troisième voie consistant à modifier en profondeur notre relation à la nature et à notre « écosystème » planétaire (« Gaïa » d’Edgar MORIN), en modifiant en profondeur notre mode de vie et donc toutes nos valeurs. Refonder ces valeurs sur l’interdépendance, la collaboration, la coopération, la compassion… qui devront remplacer la sélection, la concurrence, le combat incessant pour l’accumulation de richesses matérielles. C’est une nouvelle voie qui doit se fonder sur une véritable évolution spirituelle de l’homme qui devra se transformer lui-même (plutôt que de transformer la nature) pour rechercher et trouver des vraies valeurs spirituelles permettant une harmonie.

Nous devrons en particulier passer du statut de parasite à celui de symbiote, de la valeur de « domination » à celle de « respect » des êtres vivants et de la nature …

Cette évolution spirituelle qui serait trop lente si elle se faisait seule, doit donc être encouragée par des mesures draconiennes, un changement de société par des mesures politiques fortes, parfois symboliques, donnant une nouvelle orientation à notre société.

Il est indispensable de « transformer et améliorer l’homme ». C’est la véritable écologie politique ! C’est la seule voie qui peut vraiment sauver la planète et donc l’homme, si, et seulement si, sa mise en œuvre n’est pas trop tardive ….

 

 

En guise de développement : L’écologie politique,

un nouveau  modèle, fondement d’une rénovation en profondeur du PS

 

 

Il est à noter que l’écologie dépasse le seul problème du réchauffement climatique, même en son absence, les autres causes de détérioration de l’environnement sont multiples, et « l’écologie politique » est un nouveau rapport entre l’homme et la nature mais aussi entre les hommes (faire évoluer la société vers plus de partage et moins d’égoïsme). C’est vraiment un choix de société qui pourra se confirmer concrètement par un nouveau mode de vie plus humain !

 

Le PS devra donc intégrer dans son projet la nécessaire « révolution écologiste » avec un projet  à forte connotation écologique. Seule la gauche peut réellement incarner un tel projet, car l’écologie est porteuse d’une philosophie radicalement différente de celle véhiculée par le « libéralisme économique ». Il suffit, pour s’en convaincre, de lire le recueil « L’an I de l’ère écologique » d’Edgar MORIN.

 

Le PS devra construire une alliance forte avec les « Verts » ! N’oublions jamais qu’ils ont raison depuis plus de 25 ans et qu’ils ont créé « l’écologie politique » alors comme on peut le dire : « respect !».

Pourquoi ne pas envisager une fusion entre les Verts et le PS (Parti Socialiste & Ecologiste ?), ce qui permettrait d’avoir un « courant écologique » fort au sein de ce nouveau PSE, renforçant les chances que les bonnes intentions deviennent réellement des actes.

Ce nouveau parti pourrait être comparé à un arbre qui plonge ses racines dans le glorieux terreau du passé du socialisme et tourne ses branches vers la lumière de l’avenir de l’écologie.

 

L’Etat devra aider les citoyens à se déconditionner de leurs habitudes consuméristes actuelles en prenant des mesures contraignantes incitant à modifier les comportements dans un nouveau modèle de développement, le pôle écologique du PS fait du très bon travail et il faut s’appuyer sur ses travaux.

 

Quelques pistes sont à explorer, par exemple :

- taxe carbone significative,

- éco vignette automobile qui ne soit pas le gadget actuel du grenelle,

- aides significatives et simples (suppression de la TVA) aux produits les moins polluants (ampoule basse énergie, véhicules non pétrole…)

- taxation élevée des transports routiers pour développer significativement le ferroutage, et politique fortement incitatrice des transports en commun subvention de la SNCF et gratuité des transports urbains (coût intégré dans les impôts, plus on prend les transports en commun plus on « rentabilise » ses impôts…).

- mise en place d'une taxe écologique sur les échanges de biens et fournitures prenant en compte le bilan écologique (et social ?) des produits à négocier énergiquement au sein des instances européennes et internationales,

- taxation des énergies fossiles, polluantes ou à risques (nucléaire) pour développer les énergies nouvelles avec de très grands moyens (par exemple la création d'une "société nationale des énergies nouvelles" avec des moyens comparables à EDF et en concurrence avec elle pour l'approvisionnement énergétique),

- aides significatives et simples pour les énergies nouvelles privatives (petites éoliennes privées, chauffage solaire, électricité photovoltaïque ...),

- ticket de rationnement de l'essence en fonction des différentes situations privées, géographiques, professionnelles...

- interdiction des sports mécaniques fortement polluants (c'est ce foutre de la tête des gens de leur demander de se rationner alors qu'ils regardent les courses de F1 et autres ...),

- limitation des déplacements sur des longues distances en particulier dans le tourisme, une réflexion sur une utilisation raisonnée par des campagnes de sensibilisation à l’impact écologique des longs déplacements (lutter contre ce nouveau snobisme du voyage : « regarde comme je suis important et puissant je parcours le globe plus vite que le vent »...) ; pour les voyages utilitaires Internet doit  permettre de les limiter. Créer un label pour l’écotourisme, le faire connaître et favoriser son développement (éco vignette : baisse des charges pour l’écotourisme, taxation du tourisme polluant…).

- revoir en profondeur l'agriculture, les méthodes agricoles, supprimer le ministère de l'agriculture, qui n'est qu'un instrument de lobbying, en éclatant ses activités sur les autres ministères (en particulier la sécurité sanitaire de l'alimentation qui doit avoir une vision impartiale),

- prendre des mesures incitatives à la déconcentration des activités humaines sous toutes leurs formes (cela permettra une reconquête des territoires),

 - et d’autres encore ...

 

On constate que beaucoup de propositions reposent sur une nouvelle fiscalité. La grande réforme fiscale attendue par les français doit être écologique et préparée avant 2012 !!

 

En guise de conclusion :

UN RESUME CHOC

 

§ Sur le fond = 

 

- l'écologie politique est une valeur de gauche : société de partage et de la modération ; respect de l'autre et du patrimoine commun qu'est notre environnement ; croissance compatible avec les contraintes écologiques ; passage d'une société de "surconsommation" fondée sur le plaisir égoïste à une société de consommation raisonnable et équitable ... ;

 

- l'implication du PS sur le thème de l'écologie doit être sincère et profonde : une véritable évolution culturelle (pas un simple argument électoral) mais nous devons rester humble et respecter nos partenaires que sont les Verts (car ils avaient raison, bien avant tout le monde...) ;

 

- la "Déclaration de Principe du PS" doit être fondamentalement écologique. Elle doit prendre en compte les amendements du "pôle écologique du PS" qui sont tous très pertinents. Le travail du "pôle écologique du PS" doit être encouragé.

 

§ Sur la forme =

 

cette implication de notre parti dans l'écologie politique, sera une opportunité pour une refondation en profondeur : c'est le seul thème vraiment nouveau qui peut moderniser notre parti, même si les autres thèmes restent parfaitement et encore plus que jamais d'actualité (social, laïcité...) ils restent des thèmes historiques...

 

- le PS pourrait même, s'il en avait le courage et le talent, profiter de l'occasion de cette révolution culturelle pour changer son nom, par exemple devenir le PSE (Parti Socialiste et Ecologiste, cela serait aussi un clin d'oeil vers notre partenaire européen...) ou encore mieux le MSE (Mouvement Socialiste et Ecologiste) l'idée de « mouvement » moderniserait notre image par rapport à celle du terme « Parti » qui a une image plus statique et passéiste ;

 

- enfin, on peut rêver à une fusion du PS avec les Verts qui pourraient former un vrai courant au sein du PSE ou MSE, ce qui aurait beaucoup d’avantages réciproques pour les deux partenaires (mais c'est un rêve pour lequel nous ne sommes malheureusement pas tous mûrs… alors que les français attendent de tels bouleversements dans l'échiquier politique qui n'a pas significativement évolué à gauche depuis 30 ans).

Dans tous les cas nous devons mieux formaliser notre alliance avec les Verts (ne pas donner l'impression de leur confisquer leur spécificité ou de leur donner des leçons ...).

 

 

 


Question 10 :

Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?

 

 

 

§ Un article du monde (d’avril 2008) a fait une très bonne description du PS et du rôle trop prédominant des « élus professionnels »… Il faut sortir, aussi difficile que cela puisse être, de la professionnalisation de la politique. Cette dernière met en effet la priorité sur le renouvellement des mandats pour éviter la mise au chômage des politiques ce qui a pour conséquence une sclérose des partis avec la peur de prendre des risques…

- La mesure révolutionnaire à proposer est la limitation à 12 années de mandat consécutives (2 mandats de maires ou de député…), une reprise d’une activité politique pourrait être envisagée après un passage dans la « vie civile », ramener le mandat de sénateur à 6 ans.

Pour permettre cette mesure il faut proposer des dispositifs d’accompagnement (emplois réservés dans les administrations, les grandes entreprises et développement des aides pour la création d’entreprise : assistance juridique gratuite et prêts à taux 0%...). Il faut oser la nouveauté des mesures qui ont existé pour d’autres catégories (militaires, handicapés…).

L’alternance entre la vie politique et la « vie civile » aura beaucoup d’avantages : les élus seront prêts à prendre plus de risques dans le combat des idées car ils ne seront plus « agrippés » à leur mandat personnel, en outre des « replongées » régulières dans la « vie civile » amélioreront leur compréhension des problèmes des électeurs…

- Une autre mesure consisterait à ne plus lier le financement des partis avec les élus (plus un parti a d’élus, plus il est riche) mais de le rendre proportionnel au nombre de voix obtenues. Les élus ne seraient plus autorisés à verser des fonds à leur parti, ces derniers (prélevés sur les salaires des élus sur la part qu’ils n’auraient plus à verser à leur parti) seraient directement versés aux partis en fonction des voix obtenues.

par Comité
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Mercredi 4 juin 2008
5 - Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit.
dans un 1er temps, il faudrait que le syndicalisme en general soit plus important. Je crois que SR pendant la campagne parlait d'une presentsentation de tous les syndicats lors de chaque nouvelle embauche. l'idee est a suivre avec une cotisation modique la 1ere année puis peut etre proportionnelle aux revenus les années suivantes. Des syndicats forts et soutenus par des employés peuvent jouer sur le reequilibrage employés/employeurs.
L'entreprise qui profite doit pouvoir redistribuer ses dividences aux salariés par une epargne-salariale obligatoire. Chacun ainsi est concerné par la production de l'entreprise
Le salaire du patron de l'entreprise (tous revenus confondus) ne devarait pas depasser un coefficient arbriter par l'etat et les syndicats
Le cout du travail doit etre absolument revisé et pas forcement en faveur du patronat
Baisser les charges patronales ET salariales de 1 à 2 % baisse le cout du salaire de l'employé mais augmente le net de l'employé. Le pouvoir d'achat est reinvestit dans les entreprises qui voient par cette croissance embaucher plus
La baisse de la tva ne serait-ce que de 1% aurait aussi les meme effets
Pour conclure, une meilleure representation de l'employé par un syndicalisme fort, un cout du travail ammoidri, une baisse de la tva, une participation aux profits envers les salariés pourrait permettre un reequilibrage des forces travail/capital
 
6 - Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s'attaquer aux injustices sociales?
je comprends pas bien !
Si c'est par rapport aux aides de "l'assistanat" la je pense que le donnant-donnant doit operer. toute peine meritant salaire l'inverse doit etre vraie aussi
Cela permettrait de valoriser l'ayant droit et plus generalement l'aide sociale
Controler davantage les aides données aux entreprises mais aussi aux associations. Ils y a bien qq millions d'euros donnés tacitement chaques année sans vraies evaluations ou mesures de l'utilité publique de telle ou telle action, ou telle ou telle association. Quant aux entreprises, le montant des aides attribuées est-il toujours proportionnel a la croissance, l'emploi, les emplois induits, les taxes etc sur la region ou elles recoivent ces aides ? ca meriterait de s'y pencher
Voila pour l'instant car peut etre il faudrait reformuler la question....
par Comité
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