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Comité Local de Nevers (58)

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Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 00:00

Des paroles de français pas tres écoutés d'une espece de chef d'état dans un drôle d'état !

Je n'ai pas regardé l'emission mais à en croire les commentaires vu ici ou la (internet, radio)

c'etait d'un consentuel, d'une platitude exemplaire

Pas de vague, pas de contradicteur

Bref un pseudo president qui s'invite sur sa chaine...

 

Pour celle et ceux qui n'aurait pas vu l'emmission

En voici un extrait selon le site RTL.FR

Attention : Le debut est à la fin

 

A vous de juger...

 

 

 

Source : http://www.rtl.fr/actualites/politique/article/paroles-de-francais-face-a-sarkozy-revivez-l-emission-7658916486

En bref - L’essentiel de l’info

10/02/2011 - 23h03

Cinq femmes, quatre hommes, un présentateur et un Président : Nicolas Sarkozy s'exprimait face aux Français ce jeudi soir sur TF1. En chute libre dans les sondages, confronté au scandale des vacances de ministres en Egypte et en Tunisie, aux mauvais chiffres du chômage, aux conséquences de la crise, à la fronde inédite des juges : le chef de l'Etat s'est prêté à un exercice de questions/réponses durant deux heures et demies. RTL.fr vous propose de revivre le déroulé de l'émission dans les conditions du direct.

 

En détails

Les moments-clés de l'émission :

23h : L'émission se termine avec un point sur l'actualité en Egypte : "Il était inévitable que l'Egypte change et trouve la voie de la démocratie", conclut Nicolas Sarkozy.

22h50 : Education : Lina Brudey met l'accent sur l'aspect qualitatif du problème, la formation : "Les enseignants n'arrivent pas devant les élèves dans de bonnes conditions".

22h45 : Education : ""Embaucher toujours plus de professeurs et les payer de plus en plus mal a toujours été une erreur", poursuit le chef de l'Etat. "La solution est de les payer mieux, plutôt que de continuer à recruter."

22h43 : Education : Nicolas Sarkozy défend son bilan et évoque la nécessité de faire des économies. "Je ne serai pas le président qui transformera la France en Irlande. Nous avons pris des engagements pour réduire nos déficits".

22h39 : Lina Brudey entre en scène pour le dernier débat de l'émission : l'éducation. Elle est institutrice et formatrice, et interpelle le chef de l'Etat sur les "16.000 suppressions de postes" à venir à la rentrée 2011. Nicolas Sarkozy est en partie responsable, selon elle, de la "dégradation du système scolaire".

22h36 : PME : "Nous nous sommes fixés avec Christine Lagarde de ne créer aucune taxe supplémentaire sur les entreprises.", lui répond le chef de l'Etat, qui défend également le développement d'un "capitalisme familial".

22h31 : Stéphanie Bullier, jeune chef d'entreprise, emmène le débat sur la question des PME. Elle est obligée de "sous-traiter" à l'étranger pour certaines de ses matériaux, afin de rester concurrentielle. "Qu'est-ce que vous êtes prêts à mettre en place pour conserver nos emplois en France et nous aider à produire en France ?", demande t-elle au Président.

22h28 : Agriculteurs : "20% de la restauration collective sera du bio", annonce le Président. "S'il y a des producteurs bio, il faut qu'il y ait un marché".

22h25 : Agriculteurs : "Ce que je demande, c'est que les agriculteurs puissent avoir des prix de revenus décents, ce qui pose le problème du rapport avec la grande distribution."

22h21 : MickaëlPoillion, agriculteur,dénonce le "retrait progressif de la sphère publique du domaine de l'agriculteur et de l'alimentation", avec en ligne de mire le risque "d'émeutes de la faim, de problèmes sanitaires et de disparition des paysans".

22h18 : Le Président lui oppose le nécessaire "contrôle de l'immigration", écartant au passage l'idée même d'une "immigration zéro". Ce contrôle passe d'abord en "choisissant cette immigration".

22h16 : Immigration : Mme Djegaoud interpelle le Président : "Comment voulez-vous que les immigrés s'intègrent alors qu'ils ont été si bien regroupés à leur arrivée ?"

22h13 : Immigration : "Il est parfaitement normal qu'il y ait des lieux de cultes pour tous. Mais nous ne voulons qu'il y ait de prosélytisme agressif, quel qu'il soit", ajoute le Président.

22h11 : Immigration : "Si on vient en France, on accepte de se fondre dans une seule communauté, la communauté nationale. Sinon, on ne peut pas être le bienvenue en France", répond le président. "Il doit y avoir un Islam de France, et non un Islam en France".

22h10 :  Nouvelle question d'un internaute : "Ne trouvez pas que le multiculturalisme est un échec ?"

22h09 : Mediator : "Cela va nous pousser à revoir tout ça de fond en comble".

22h06 : Le débat reste dans le domaine de la Santé, mais s'oriente sur la question de l'homologation, la mise en vente et le suivi des médicaments, avec comme point de départ l'affaire du Mediator.

22h02 : Pénurie de médecins : "Nous ne pouvons pas obliger les médecins à s'installer en Ardèche. Mais on fait un test : l'Etat vous paie vos études (400 bourses), mais en échange vous allez exercer dans un département où il n'y a pas assez de médecins", poursuit Nicolas Sarkozy.

22h01 : Pénurie de médecins : "Le problème est double : il y a trop de médecins dans les villes, et il y a pénurie dans certaines spécialités", répond le Président.

21h57 : Nouvelle étape dans le débat : Simone Farjas, médecin, évoque la pénurie de personnel dans certaines zones rurales (en l'occurrence l'Ardèche), l'absence de continuité dans ce service public. "Comment attirer de jeunes médecins dans ces régions ?", résume Jean-Pierre Pernault.

21h53 : Dépendance : "Il faut multiplier les places en maison de retraites, les hospitalisations de jour et aider la recherche", ajoute Nicolas Sarkozy.

21h50 : "Il va falloir financer une 5ème branche de la Sécu" (créée "cet été") consacrée aux personnes âgées. Mais le Président n'a pas encore de piste privilégiée pour cela. Il évoque par exemple la possibilité de supprimer "un jour férié". Les quatre branches existantes de la Sécu prennent en charge la maladie, la retraite, les accidents du travail et la famille.

21h47 : Le débat s'oriente tout entier sur la prise en main des personnes âgées malades, et de l'accompagnement des familles, "les aidants".

21h43 : Ted Slowik, 80 ans, emmène le débat sur le thème des retraites et de la dépendance des personnes âgées. Sa femme, victime de la maladie d'Alzheimer, est complètement à sa charge.

21h40 : Chômage : Un système de bonus-malus va être créé concernant l'emploi d'apprenti : "Les entreprises qui prendront plus d'apprentis auront une diminution de leurs charges, les autres auront un malus. Il faut que le regard des employeurs change".

21h35 : Chômage : "Nous allons changer le statut de l'apprenti, construire des dizaines de centres d'apprentissage, pour passer de 600.000 à près d'1 million d'apprentis, pour ramener les jeunes dans le travail". Lors de ces constructions, le gouvernement tiendra compte de la caractéristique des "bassins d'emploi", afin de coller au mieux aux demandes.

21h31 : Chômage : Le Président annonce la mobilisation de 500 millions d'euros en 2011 afin de proposer une "formation qualifiante" ou un "emploi aux chômeurs de longue durée".

21h27 : C'est au tour de Claudine Lefaix, commerciale de 33 ans, de prendre la parole. Jeune femme active, elle évoque les "barrières" rencontrées dans son parcours professionnel. Elle s'interroge notamment sur les raisons qui perturbent l'entrée dans le monde du travail.

21h21 : Vacances des ministres : "J'ai recommandé à mes ministres de rester en vacances en France car ils sont plus proches de leurs bureaux, de m'informer de leurs lieux de vacances. Ils doivent aussi déclarer au secrétaire général du gouvernement les conditions dans lesquelles ils sont invités". "Je comprends que ça puisse choquer et donc que ça doit cesser".

21h20 : Un internaute demande à Nicolas Sarkozy de s'exprimer sur les vacances controversées de Michèle Alliot-Marie et François Fillon. "Pas un centime public n'a été détourné", répond le Président, qui évoque une "pratique courante". Néanmoins, "les temps ont changé".

21h18 : Le président propose d'investir massivement dans la formation professionnelle afin de dynamiser le marché de l'emploi.

21h17 : "Peut-on réduire les taxes en ce moment pour aider les gens qui sont dans le besoin ?", propose Jean-Pierre Pernault.

21h16 : Le témoignage d'une femme est diffusée : en CDI à temps partiel et mère de famille, elle raconte sa difficulté à faire face à ses dépenses.

21h10 : "Il n'y a rien de plus pénible que d'être au chômage", répond Nicolas Sarkozy lorsque son interlocuteur lui parle de la dureté de son emploi de soudeur.

21h06 : "C'est vous, les ouvriers, qui avez payé les 35 heures", poursuit Nicolas Sarkozy. "Le seul pays au monde qui a fait ce choix a pénalisé sa compétitivité et les emplois ont disparu".

21h05 : "Je me bats pour garder l'industrie française", lui répond le président de la République.

21h : Lionel Dauguet, 56 ans, soudeur au chantier naval STX de Saint-Nazaire, emmène le débat sur le thème de la crise, en expliquant ses difficultés à boucler les fins de mois.

20h57 : La fronde des magistrats : "On n'a pas assez de places de prison en France : il y aura 40% de places supplémentaires en 2018. Auxquelles nous rajouterons encore 5.000 places supplémentaires", annonce Nicolas Sarkozy.

20h55 : La fronde des magistrats : Le ministère de la Justice est le seul à ne pas avoir subi "la suppression d'un fonctionnaire sur deux". "Tout n'est pas qu'une question de moyens".

20h49 : La fronde des magistrats : "Ce qui fait déborder le vase, c'est l'affaire de la jeune Laëtitia. Je suis plus choqué par ça que par toute autre chose", exprime le Président.

20h41 : "Une fois par an, les Français seront appelés par tirage au sort à siéger dans un tribunal correctionnel", annonce Nicolas Sarkozy. C'est l'une de mesures qui fera partie d'une réforme des jurés avant l'été.

20h39 : "Il faut changer la législation" en ce qui concerne la délinquance des mineurs, explique Nicolas Sarkozy. Et ce "avant l'été". "C'est un sujet majeur".

20h35 : Le Président lui oppose une baisse générale des chiffres de la délinquance, notamment en 2010.

20h30 : L'émission débute avec Fatiha Djegaoud, une pharmacienne de la Côte d'azur braquée quatre fois dans un quartier sensible à Nice, en un mois et demi. Elle lance le débat sur le thème de la sécurité.

Par Comité DA 58
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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 23:26

De temps en temps je reçois cette newsletter

Je ne sais pas comment mon adresse mail a été récupéré

Mais bon ca fait de la lecture et de surcroit c'est interressant

 

QUI est Laurent Mucchielli

http://lames.mmsh.univ-aix.fr/CV%20MUCCHIELLI.htm

 

La lettre d'information

http://www.laurent-mucchielli.org/

 

Madame, monsieur, cher(e)s collègues, cher(e)s ami(e)s,

Voici la nouvelle lettre d'informations du site "Délinquance, justice et autres questions de société", présentant les dernières publications et documents mis en ligne.
Comme d'habitude, n'hésitez pas à la faire circuler très largement autour de vous et à reprendre certaines chroniques sur vos sites ou vos blogs (en indiquant simplement la provenance). A contrario, pour vous désabonner, il suffit de l'indiquer par retour de courriel.

Sommaire

1) Le monde judiciaire est au bord de la crise de nerfs

2) Policiers, gendarmes, réservistes et miliciens : l'article 37 quater de la LOPPSI 2

3) Caméra city : un très bon documentaire sur la vidéosurveillance

4) Les jeunes : moins d'alcool mais plus d'ivresse

5) Les fonctionnaires de justice et de police refusent d'être les boucs-émissaires


6) Au fil des livres et des revues :

* La violence des femmes. Histoire d'un tabou social, par Christophe REGINA, Max Milo Editions, 2011. 
* Ces hommes qui tuent leur famille. Vers une meilleure compréhension de l'homicide conjugal masculin et du familicide, par Suzanne LEVEILLEE et Julie LEFEBVRE, éditions Ressources (Canada), 2011.
* Reconnaissance sociale et dignité des parents d'enfants placés. Parentalité, précarité et protection de l'enfance, par Régis SECHER, L'Harmattan, 2010.
* Le squat : problème social ou lieu d'émancipation ?, par Florence BOUILLON, Editions Rue d'Ulm, 2011.
* Education populaire et politique, revue Résonnances, 2011, n°17.
* Mutations de la science et des universités en France depuis 1945, revue Le Mouvement social, 2011, n°233 (diffusion La Découverte).
* Humains non humains. Comment repeupler les sciences sociales, sous la direction de Olivier THIERY et Sophie HOUDART, La Découverte, 2011.
* Adjugé, volé. Chronique d'un trafic à Drouot, par Michel DELEAN, éditions Max Milo, 2011.
* L'aventure des mots de la ville à travers le temps, les langues, les sociétés, sous la direction de Christian TOPALOV, Laurent COUDROY De LILLE, Jean-Charles DEPAULE et Brigitte MARIN, Robert Laffont, 2010.
* Sociologie (la revue), 2010, n°4 (varia).


Bien cordialement à vous
LM

Contact : mucchielli@mmsh.univ-aix.fr

Par Comité DA 58
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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 23:11

Envoyé par une adhérente

 

http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/

 

Trois Français sur quatre souhaitent que la dépendance soit prise en charge par la Sécurité sociale.  D’ailleurs, contrairement à une idée reçue, cela n’alourdirait guère les prélèvements obligatoires. Mais Nicolas Sarkozy a d’autres projets. Son idée à lui, c’est de favoriser l’assurance privée. Après la complémentaire santé, la prime dépendance. C’est cadeau. 

Le Chef de l’Etat l’a présenté ce mardi comme une option, patience, patience : « Quand nos finances publiques sont dans la situation où elles sont, quand le travail est à ce point taxé, quand 5 millions de Français ont déjà souscrit une assurance dépendance, est-il raisonnable de ne pas s’interroger sur le rôle que peuvent jouer les mutuelles, les compagnies d’assurances et les organismes de prévoyance ? »  

Selon le Président, seuls « des a priori idéologiques » conduiraient à récuser d’emblée l’assurance privée. Or, affirma-t-il, « l’idéologie n’a rien à faire dans une affaire de cette importance, et de cette gravité ».

Gravité : voilà le mot en trop, le mot pour faire peur ; à l’angoisse de la dépendance, il ajoute l’effroi de son financement. Comme si la dépendance allait faire exploser le budget de l’Etat ou désintégrer celui de la Sécurité sociale.

Rappelons donc les chiffres, arrondis pour faire simple, à partir des projections du rapport Gisserot. Aujourd’hui, la dépendance frappe 2,4 millions de Français ; elle coûte 10 milliards d’euros aux familles et 20 milliards d’euros aux finances publiques. En 2025, on comptera quelque 3 millions de personnes dépendantes, la charge publique sera passée de 20 à 30 milliards, la part des familles étant stabilisée à 10 milliards.
Il s’agit donc de trouver 10 milliards d’euros, soit un demi-point de PIB, d’ici à 2025. On y parviendrait aisément en augmentant le taux de la CSG de 0,06 point par an, ce qui serait – on en conviendra – à peu près indolore.

Il serait juste, au demeurant, de prélever plus sans guère de douleur, afin de diminuer encore la part du financement laissée à la charge des familles.

Cette solution serait bien plus avantageuse qu’un recours à l’assurance privée. Aucun coût de perception : les circuits de la CSG sont rodés. Pas de déperdition dans les frais de publicité, comme on le voit avec les complémentaires santé. Pas de déperdition non plus dans les profits des assureurs. L’option CGS serait la moins chère.

En outre, ce qui ne gâte rien, les prestations seraient réparties équitablement, et non pas en fonction de la capacité contributive, comme c’est le cas avec l’assurance privée.

Quant à l’épouvantail des « taxes sur le travail », que Nicolas Sarkozy a une fois encore brandi, il appelle une ultime question : pourquoi un prélèvement obligatoire sous forme de CSG serait-ilplus pénible qu’un  prélèvement obligé sous forme de prime d’assurance ?

Il serait déraisonnable de ne pas s’interroger.

libertes-publiques.jpg



 

Par Comité DA 58 - Publié dans : La vie de DA58 - Communauté : Désirs d'avenir
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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 23:06
Un commentaire d'une adhérente,suite à mon dernier message.
 Bonne lecture;
               Amitié et fraternité--
Bonjour,
 
Oui nous connaissons toutes les turpitudes des élus UMP aidés par les traites du PS.
 
Toutefois, les Martine Aubry, DSK et autres "éléphants" du  PS à force de tergiverser, et ne pas reconnaître que SEGO est la mieux placée auprès des Français pour présenter un programme par la preuve (sa région est un exemple) et que les changements radicaux sont urgents et nécessaires pour notre Avenir. Le Désir des électeurs va s'épuiser à regarder les bagarres intestines de nos représentants PS pour s'éliminer les uns les autres, vouloir obtenir la majorité pour faire exactement comme les élus UMP actuels (POUVOIR, GLOIRE, ARGENT...etc.).
Cela semble être leurs seules préoccupations, bien avant la conduite du  pays.
 
Il ne faut pas perdre de vue, que Sarko et sa bande, sont très organisés, et ne négligeront rien pour garder le Pouvoir. (Ils ont le nerf de la guerre, les médias, et les manettes du pouvoir pour tremplin) 
Nous avons beaucoup à apprendre de leur stratégie pour espérer avoir 51 % en 2012.
Face à un ennemi désorganisé, Sarko ne peut que se frotter les mains...il a de beaux jours devant lui !
 
Nous avons 1 an pour changer cela, aurons-nous le temps ?
 
Fraternité, Egalité, Parité...
Françoise Gautier
Par Comité DA 58 - Publié dans : La vie de DA58 - Communauté : Désirs d'avenir
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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 22:59

Quand l’agitateur précoce inaugura le cycle du conflit d’intérêt tout décomplexé de la Rolex et de l’auto-augmentation, à s’épiler le maillot sur le yacht de l’ami Bolloré, il pensait pas à mal.

Il pensait que ça ferait de jolies photos pour les vieux jours, pour quand le dauphin Jean de l’EPAD, aurait repris l’affaire familiale et l’air force one qui va avec, un peu comme chez les Trabelsi ou chez les Moubarak. C’était bien tendance en ce temps-là.

Quand Estrosi ou Jouyandet se louaient à nos frais du jet à 150 000 Euros pour aller se torcher du cocktail dînatoire du côté de New York, ils pensaient pas à mal non plus. Pas plus que ne pensaient à mal, Christian Blanc fumant notre smic en havanes, Boutin et Proglio cumulant les salaires, Perol juge et partie se nommant à la caisse d’épargne ou Woerth plaçant sa dame en décorant du valet de pisse de Bettencourt.

Non ça pensait pas à mal, ça pensait pas faut dire. Ça dépensait surtout.

Ça s’auto-renvoyait de l’ascenseur, en haut en bas, sans même un pourliche pour le groom.

On était si fier de serrer la ceinture des autres.

Quand mme Bachelot ancienne salariée de labo achetait 100 millions de doses de vaccin H1N1 aux complexes pharmaceutiques, elle pensait pas à mal non plus. Elle faisait juste du préventif tout en déremboursant du médoc pour pauvre, tandis qu’on épinglait de la légion d’honneur à Servier et Wildenstein du premier cercle des joyeux donateurs tout dépénalisés des affaires.

Quand Kouchner faisait du droit de l’homme et du business deux en un dans quelque dictature birmane ou africaine, y pensait pas à mal non non, y regardait grimper sa côte de popularité pendant que la Christine promue en famille faisait son ménage à France 24.

Pensait pas à mal non plus Balladur touchant ses rétrocommissions subaquatiques, ni l’avocat d’affaires Copé, chef de groupe parlementaire jonglant avec son carnet d’adresses… Pas plus que Rama Yade faisant de la morale footeuse à trente mille euros les trois jours.

Non ça pensait pas à mal, sauf pour le bétail, les gueux, les Roms et la racaille avec ou sans papiers qui se prenaient du tonfa et du flashball pour moins que ça.

Et finalement, tout bien réfléchi, Ben Ali non plus y devait pas penser à mal quand il faisait tirer sur la foule avec du bon savoir faire de chez Hortefeux l’Auvergnat qu’une révolution ça va c’est quand il y en a plusieurs que…

Alors pensez bien que quand la pauvre Alliot Marie toute à ses vapeurs médiatiques et toute meurtrie, en quasi martyr de la révolution que les victimes de la répression à côté c’est du touche pipi, fait du covoiturage en jet privé pour s’économiser deux heures de bagnole, avec un milliardaire coassocié de tyran tout sanglant, jusqu’à l’hôtel, dont l’heureux propriétaire est, oh mais quelle coïncidence, le même industriel, elle pensait pas à mal non plus.

Elle devait juste calculer son bilan carbone avec le prince consort Ollier, sous ministre d’on sait pas trop quoi, pas même foutu d’ouvrir deux huîtres sans tout dégueulasser sa chemise à jabot.

Non non, tous, y pensaient pas à mal, ils avaient juste pris l’habitude de trouver ça normal, d’être entre bonnes gens, planant au dessus des lois, à faire payer les autres et à rien payer soi, en toute impunité et en toute indécence.

Sans amour propre mais ivres de leur propre amour sale.

Ils avaient juste oublié ce sentiment finalement pas si mal, qu’on éprouve nous à leur place :

La honte.

 

source : http://rue-affre.20minutes-blogs.fr/


                                         Stéphane Hessel peut encore progresser dans la diffusion de son livre, il y a matière !

                                         et sur "à perdre la raison"  le dernier sondage :

sarko_sondage_02.11_a.PNG

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